Littérature Afro ☀ 

L’Enfant africain:

L’espoir d’une Afrique prospère et florissante

Source: Love for Africa - VectorStock

Le 16 Juin, nous célébrerons la journée de l’enfant africain. Cette journée a lieu en souvenir du 16 Juin 1976 où des étudiants sud-africains ont courageusement, sous un régime de l’apartheid, manifesté à Soweto afin d’exiger une éducation de qualité. Il va sans dire qu’à cause de la nature du régime de l’époque, bon nombre de jeunes se sont fait tuer et blesser. 

 

Aujourd’hui, 46 ans plus tard, peut-on dire qu’on a atteint l’objectif poursuivi par les jeunes de l’époque? Notre jeunesse a-t-elle accès à une éducation de qualité? Les jeunes garçons comme filles ont t’-ils un accès égal à l’éducation? Avons-nous implémenté les mesures nécessaires pour assurer une atmosphère d’apprentissage favorable avec du matériel  de qualité et compétitif ? J’ai bien peur que les réponses à toutes ces questions ne soient non. Mon but ici n’est pas de dénigrer nos diplômes, mais plutôt de critiquer un système d’éducation qui a besoin de réformation. 

 

Aujourd’hui encore, nos systèmes d’éducation continuent lamentablement de laisser tomber les jeunes qui seront pourtant appelés à diriger et développer notre cher continent dans un futur proche. Les raisons de cet échec sont nombreuses : instabilité politique, manque de financement dans les écoles, refus de modernisation des systèmes scolaires afin de les adapter aux besoins de l’ère moderne, manque de formation et de séminaires sur les méthodes efficaces d’enseignements pour les professeurs… La discrimination du genre en défaveur des filles cause également des problèmes, puisque dans certaines régions, les filles n’ont pas accès à l’éducation et sont reléguées aux tâches ménagères et destinées à se marier à un jeune âge.

 

D’un autre côté, nos systèmes d’éducation ne sont pas assez compétitifs en termes d’équivalence entre un diplôme africain et occidental. Nous produisons, par exemple, des médecins qui une fois en dehors du continent doivent retourner à l’école afin de pouvoir pratiquer leur profession à l’étranger. De plus, la jeunesse africaine migre vers les pays développés, complète ses études et reste à l’étranger, privant ainsi l’Afrique de sa force de travail. Il va sans dire qu’à ce rythme, le développement de notre continent n’arrivera pas de sitôt. Nous nous devons d’agir maintenant afin de non seulement répondre aux demandes des jeunes manifestants de 1976, mais également de fournir à l’enfant africain les outils nécessaires pour bâtir l’Afrique de demain ainsi que garder notre force de travail sur le continent. 

 

L’enfant africain est l’espoir de demain, mais nous nous devons de paver le chemin pour eux. Nous rêvons tous d’une Afrique compétitive sur la scène internationale, une Afrique qui se tient debout et qui se démarque. L’enfant africain est le seul capable de faire de ces rêves une réalité. Alors, le 16 Juin, lorsque nous célébrerons la journée de l’enfant africain, rendons hommage aux jeunes étudiants courageux de 1976, célébrons l’enfant qui sera appelé demain à bâtir notre continent, et surtout pensons à des actions concrètes que, nous en tant que communauté, pouvons poser afin de paver le chemin pour l’enfant africain et lui permettre une éducation de qualité. 

 

Comme l’a dit le militant et ex-président sud-africain, Nelson Mandela : « Aucun pays ne peut vraiment se développer si ses citoyens ne sont pas éduqués ». L’éducation de nos jeunes est la clé pour une Afrique développée, alors protégeons nos jeunes, guidons-les, fournissons- leur les moyens de se développer dans un environnement sain et donnons-leur les outils nécessaires pour devenir les leaders de demain. 

Par Olga Tatrabor

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